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 ~Si vis pacem, para bellum~

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Evy de Polaris
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MessageSujet: ~Si vis pacem, para bellum~   Lun 12 Jan - 17:44

¤~° Si vis pacem, para bellum °~¤

-Si tu veux la paix, prépare la guerre-



    Le feu, le sang, les cris tapissaient son univers nocturne. Éludant les supplications de ceux qui parcouraient sa route, elle n'osait porter ses yeux vers le Sol de peur de croiser le regard de ceux qui hurlent mille morts. Tremblante, vision d'une sagesse faiblarde, différente, fatiguée, éreintée, prise d'une multitude de doutes l'assommant sans répits. Le noir en couleur de fond, les cendres s'élevant en bourrasque de vents incandescents. Ses chairs, prisent entre feu et colère, elle saignait autant que sa toge brulait sur ce bucher. Mourir, mourir ... Périr sans que personne n'eut ressentit sa vision de la paix. Bruler, comme la plus insipide des sorcières. Son regard éteint, plus aucune détermination... une larme, ultime parjure à son âme. Qu'elle implose sous sa faiblesse, la mémorable et pitoyable Athéna ! Un rire puis une ombre, l'ombre d'un être envahi par les ténèbres. Autres tremblements, son être partait en fumés. Personne ne la retenait plus, on la reniait, on hurlait son départ, son parjure face aux hommes, à la Terre. Qu'elle meurt ... elle ne mérite que ça.

    Et lorsque la bise d'un nouvel espoir vint soulever les noirceurs de ce tableau, elle ouvrit précipitamment les yeux. De l'améthyste de son regard, elle dépeignait les murs hauts et mornes de sa chambre, pièce centrale d'un temple gardé. S'en était trop, se relevant d'un seul mouvement, ses pieds touchèrent le sol au même instant que la soie de sa robe volage. Quelques pas, mais cela n'enlevait rien à la scène précédente. Réconfortée par les lueurs de la Lune, ce rêve était pourtant si pressant et réel. Sa peau couverte de frissons, la peur encore dans le creux de son ventre, son menton levé vers les étoiles, c'était bien plus qu'un rêve mais, plutôt un avertissement... malencontreux et plein de mauvaises intentions. Voilà la débâcle ... celle qui adviendrait sur Terre si ... si quoi ? Elle ne parvenait pas à se faire entendre ? Si elle imposait ses lois face aux ombres ?

    L'air étouffant de son rêve laissa place à la brise agréable de cette nuit... que le temps s'arrête pour lui laisser un peu de répit. Son corps encore trop jeune pour comprendre les affres du temps. Sa conscience privée de sa meilleure alliée, quand aurait-elle la sensation d'être celle qu'on nommait à son passage ? Incarnation ... simple adolescente un peu trop sûre d'elle par moment. Souriante au possible, mais blessée par ses rêves tortueux. Que le marbre de sa couche était froid, aussi froid que son coeur à cet instant. Encore terrorisée, quelques pas la menèrent aux escaliers et elle n'eut qu'à détourner son regard pour voir l'idole de pierre qui surplombait toute la grande du sanctuaire. A peine visible, Diké, la Gloire divine que portait cette Athéna immémoriale. La Jeune femme décida de rejoindre la personnification de son âme sur Terre. Les pans de sa robe vaporeuse s'élevant autour de ses chevilles alors qu'elle marchait avec cérémonie.

    Quelques instants encore puis elle fit face aux bosquet qui parachevait son ascension. Quelques arcs feintant un ultime refuge aux pieds de la Déesse endormie par le marbre. Le lieu de tous les miracles, ici où dort la plus puissance des Kamui, ici où le sang d'Athéna imprègne chaque pierre, chaque fleur, chaque ombre. Théâtre de très certains combats, les derniers comme à chaque représentation. Quelques centaines d'années furent nécessaires pour préparer celle-ci. Que les pierres construisent les mûrs et les murs les temples ... et les temples ce siège de la foi dans la paix et dans la lumineuse justice. Sérénité, l'ambiance au sanctuaire en était toute détrempée. Jusqu'à quand ? Ses prières ne pouvaient plus être écoutées. Que ses mains jointes conjurent les cieux une énième fois ne changerait rien. La guerre ... éveillée avec Athéna elle serait, de nouveau, meurtrière. Qui ... un père, un fils, une mère ? Qui tomberait en premier ? Déjà son coeur s'emplissait de tristesse. Celle qui le monde ressentirait après cette guerre, prélude d'une fin désastreuse malgré le chemin empruntait.

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Pisces no Albafika
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Mar 13 Jan - 20:52

    Il y a certaines personnes qui préfèrent la nuit au jour. Pourquoi ? Peut être parce que le soir le ciel est envahi de millions de petites étoiles et que cette vue était tous simplement magnifique je ne sais pas pour vous mais en tous cas c’était le cas du chevalier du poisson. Car a l’heure ou je vous parle il était entrain d’observer les constatations et observa entre autre sa constellation celle du poisson. Albafika était assis sur les carreaux de marbre du sanctuaire la tête penché vers les astres pour mieux observer cette toile magnifique qui était figé dans le ciel. Ses cheveux flotter sous le vent et on pouvait voir sur son visage un léger sourire devant une telle beauté. Même si Albafika ne souriait que très rarement mais il lui arrivait d’avoir un léger sourire lorsqu’il ce trouvait devant un beau par terre de rose ou alors en regardant les étoiles comme maintenant si vous voulez. Mais il trouvait ça trop beau pour être vrai. Le Sanctuaire était trop calme bien trop calme. Et vous connaissez le dicton. « Le Calme arrive avant la tempête et si c’était le cas a l’heure actuelle ? Ca serait vraiment moche et embêtant mais aussi relativement peut probable. Après tous ils étaient la pour défendre le bien et on dit que le bien est toujours vainqueur non ? Malgré ces quelques idées qui étaient la pour le raisonner et lui dire que tous irais bien le chevalier de la constellation du poisson ce leva brutalement et ce mit à faire les cents pas dans son Temple. Un peut comme un lion dans sa cage d’acier. Il mit ses deux doigts sous son menton et ce mit à réfléchir. Qu’est ce qu’il allait devenir si la terre commençait à être rasé par un dieu ? Il soupira ensuite et décida de mettre un terme a cette mascarade imbécile. Il donna un léger coup de pied sur le marbre et marcha vers la sortie.

    Après être passé par la grande porte il commença donc à monter les escaliers qui mener jusqu'à la salle du Grand Pope en effet Albafika avait la chance d’être la dernière maison avant la salle du Grand Pope et la Statue d’Athéna. Et en montant son escalier d’une manière très lente. En effet comme vous devez le savoir Albafika n’est pas du genre a ce pressé lorsqu’il n’est pas question de combattre. Il monter donc l’escalier en observant les magnifiques roses qui ce trouvaient a gauche et a droite il lui arrivait aussi de regarder le ciel étoilé en soupirant. Et oui tout ça en montant les « Stairway To Heaven »… Ok ce n’est pas drôle et ce n’est pas très sérieux pour un narrateur qui joue un Chevalier d’or coincé comme jamais. Enfin plus sérieusement une douce brise caresser le visage du Gold Saint qui continuer donc sa monter il espéré qu’il n’allait pas réveiller le Grand Pope mais a cette heure-ci il y avait très peut de chance pour qu’il ne soit pas dans les bras de Morphée.

    Au bout d’une dizaine de minute il arriva devant le temple du grand Pope et fit tout pour ne pas faire de bruit. Il traversa celui-ci sure la pointe des pieds au cas où il y avait vraiment quelqu’un et je peux vous dire que c’était une scène relativement ridicule. Au bout de cinq minute il traversa donc cette salle, et ce retrouva a une quinzaine de mètre de la grande Statue de la Déesse de la Guerre et de la Sagesse. Il s’approcha encore un peut de celle-ci et sursauta a la vue d’Athéna ou plutôt de Sacha ou plutôt d’Athéna… enfin c’est compliquer ce truque apparemment celle-ci avait sentit Albafika il posa alors un genou a terre et baissa la tête.


    « Je suis désolé grande Déesse Athéna. J’étais venu ici pour prier et je n’avais aucune intention de vous déranger veuillez pardonnez mon impolitesse. Si je vous dérange je pars tout de suite pour vous laissez seule… Encore désolé… »


    A ce moment la une légère brise caressa a nouveau et ces cheveux ce mirent à onduler a cause de ce vent. Albafika était du genre poli est il était tellement dévoué a Athéna qu’il n’avait aucune envi de la déranger ou de lui couter préjudice…

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Aud de Merak
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Mer 14 Jan - 22:46

°O Athéna… O°

Le chevalier du sagittaire montait à son tour les marches séparant le palais du grand pope à la statue de sa déesse. De son temple, il avait ressentit toute la tristesse de Sasha qui, par sa douce cosmo-énergie imprégnait le sanctuaire. Au fonds de lui il s’en voulait toujours de l’avoir séparée de son frère lorsqu’elle était encore une jeune enfant. Il se sentait en partie responsable du désarroi de celle qu’il a juré de protéger de toutes ses forces. Alors le moins qu’il puisse faire c’était de l’épauler, de lui montrer qu’elle n’était pas seule à supporter le poids du monde, la destinée de chaque habitant peuplant cette terre, qu’elle n’était pas seule à pleurer en silence les crimes commis par l’armée des ténèbres, qu’elle n’était pas la seule à affronter Hadès…Alone, son frère… A ses côtés elle possède nombre de chevaliers loyaux, valeureux qui n’hésiteraient pas à se battre aux côtés de leur divinité pour délivrer le monde de la menace spectrale qui pèse sur lui…Comme tous les deux cents ans…

Depuis le début des guerres saintes Athéna n’a jamais cessé de souffrir et de pleurer à cause du monarque des enfers…Bien plus que ses chevaliers, qui une fois morts pour la plupart se réincarneraient en simples mortels ignorant tout de la menace qui pèse sur leurs épaules. Athéna, elle, n’avait seul répit que ces deux cent années acquises au prix de pertes nombreuses et douloureuses…Son cœur s’est brisé depuis les temps mythologiques et l’est encore à présent…Sisyphe se demandait quand…mais quand enfin cette guerre absurde et répétitive cessera. Quand Hadès comprendra que son pouvoir divin de dieu et son armée obscure n’ébranleront jamais la force et le courage de millions et de millions d’humains massés derrière leur déesse protectrice…Il aurait tant voulu contribuer à une paix éternelle entre les deux divinités ennemies… Malheureusement si par miracle ils arriveraient à une entente, il resterait toujours d’autres dieux pour tenter de prendre cette terre par la force…Arès et Poséidon n’ont rien à envier au redoutable monarque des enfers et les Marinas et autres Berserkers sont tout aussi redoutables que les légions du tartare. Même si pour les premiers, honneur et dignité restent de mise…

°O Je ne serai qu’un artisan d’une paix éphémère à l’échelle de l’univers…Mais au moins si je peux contribuer au bonheur de ma déesse durant deux ou trois cent années j’en serai heureux…Pour cela il nous faut vaincre Hadès ! O°

Au fur et à mesure que ses pas l’approchaient d’Athéna, le sagittaire sentit son cœur se nouer, des images de sa déesse séchant à toute vitesse ses larmes pour qu’il ne l’aperçoive pas en train de pleurer lui fendaient le cœur. Il aurait tant voulu en ces moments la serrer dans ses bras, lui faire connaître un peu de chaleur, lui redonner de la force morale pour affronter les dangers qui se présentent…Oh Athéna….Si forte et si fragile à la fois, si douce, si belle, si pure….Plus qu’une déesse elle est un symbole d’espoir pour ses chevaliers, une icône leur permettant de garder foi en la victoire finale car tant qu’elle sera debout pour affronter Hadès, ses chevaliers feront tout leur possible pour l’être aussi. Et si elle faiblit, si elle est blessée, capturée, loin du sanctuaire terrestre, ils feront tout pour la ramener, la soutenir, la guérir de ses plaies ouvertes, ses plaies de chagrin, de tristesse…

Sisyphe croisa sur sa route le chevalier des poissons qu’il salua d’un sourire. Son brave compagnon au sang empoisonné, beau et mortel tel une rose blanche s’abattant sur leurs ennemis, perforant sans pitié leur cœur putride…Un allié de poids dans cette guerre et un ami...Malgré le fait qu’Albafika n’aimait guère se mêler à la foule…Et là…assise et priant….Sasha….Elle avait tellement grandit depuis le jour où il avait été la chercher à l’orphelinat…D’une enfant adorable et gentille elle était devenue une splendide jeune femme aux cheveux soyeux et au visage divin de tendresse…Sans dire de mots, sans annoncer sa présence, Sisyphe s’approcha lentement de sa déesse puis s’accroupit à ses côtés…Sa main posée sur l’épaule divine, son index recueillant les larmes cristallines qui coulaient le long de ses joues, son sourire doux essayant de redonner un peu de chaleur humaine à ce cœur meurtrit. L’ambiance de ce lieu teinté de sang invisible, théâtre d’anciens affrontements meurtriers semblait injecter une piqure de nostalgie douloureuse au plus profonds de l’âme divine qui se tenait près de lui…

- Athéna…Moi, Albafika ici présent ainsi que tous les autres chevaliers du sanctuaire seront toujours à vos côtés pour vous épauler du mieux possible, nous seront toujours là pour vous dans la joie comme dans la tristesse. Nous ferons tout notre possible pour que ce joli visage qui est le vôtre ne soit pas teinté de douleur…Certes il se peut que certains d’entre nous tombent au combat mais nous serons heureux à ce moment là car nous auront contribué chacun à notre manière à la paix prochaine qui s’annoncera. Unis tous ensemble nous créerons une force de volonté si puissante que même les dieux réunis ne pourraient en venir à bout !
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Sam 17 Jan - 14:23

La nuit, un moment de la journée que j'appréciais à sa juste valeur, bien que les rayons du soleil avaient leurs bienfait et faisaient suer mes apprentis comme jamais, cela n'était pas pour me déplaire, il était amusant de voir les trois jeunes s'épuiser sous l'astre du jour, bien que je faisais toujours attention à eux; ils étaient l'avenir de ce Sanctuaire, l'un d'eux prendrait ma place en tant que gardien du second temple, les deux autres décrocheraient sans doute des armures de bronze ou voir même d'argent. Ils en avaient tous les trois le potentiel et chacun avait son étoile directrice. La mienne était Aldébaran, la géante rouge à qui j'avais emprunté les nom, faisant sombrer dans l'oubli celui de Rasgado que peu de gens au Sanctuaire connaissait; hormis peut être Sysiphe, Dhoko, le Pope et Athéna.

La douceur de cette nuit portait en elle une étrange odeur, une étrange sensation qui m'avait fait quitter le second temple du zodiaque où j'étais domicilié avec mes apprentis. Ils ne risquait rien, ce sentiment, cette sensation que j'avais ne venait pas de la base du Sanctuaire, mais de son sommet, où résidait Athéna et le Pope. Ainsi donc j'avais décidé de me mettre en marche, me laissant guider par la seule lueur de la lune, j'avais traversé un à un les temples du zodiaque, faisant abstraction de ce qui se passait dans le temple de la vierge, celui d'Asmita, un chevalier étrange et que je n'avais jamais réellement réussit à cerner, lui qui pratiquait une religion étrangère sur les Terres d'Athéna elle même et qui ne sortait pratiquement jamais de son temple. Savoir ce qu'il pensait et ce qu'il ressentait était difficile et cela ne me plaisais pas, moi qui avait cette faculté de savoir lire dans le cœur des gens lorsque je les rencontraient. Enfin bref, une fois ce temple franchis je continuai mon ascension, sans vraiment rencontrer âme qui vive en cette nuit de pleine lune.

Mon cœur se faisait lourd, j'avais cette étrange sensation, ce picotement, comme s'il se passait quelque chose, une chose à laquelle je devais assister, au sommet du Sanctuaire. Une légère brise chaude parcourait ce lieu sacré, s'engouffrant dans ma cape et mon épaisse chevelure. Mon armure, pourtant imposante, ne faisait presque aucun bruit, tout comme moi elle avait su s'adapter à son immense masse et nous avions développer ensemble une vitesse qui ne connaissait pas d'égal au sein de la confrérie des chevalier d'or actuels, étrange? Non, pas spécialement, j'essayais toujours, tout comme la plupart des autres chevaliers, de travailler mes points faible, et la vitesse en avait été longtemps un. Plus maintenant; je n'étais pas parfait, mais ce point avait été comblé.

Une fois le temple du Pope traversé, il me restait un dernier escalier à franchir avant de me retrouver devant l'imposante statue d'Athéna. Je n'étais presque jamais venu ici et cet édifice imposait une sorte de respect, non part la peur mais par la douceur, comme le cosmos de notre Déesse.

Mon ombre s'avança alors au milieu des protagonistes présent, une ombre pouvant presque obstruer la splendeur de la lune, mais mon cosmos latent ne faisait pas de moi un ennemi, bien au contraire. Je vis une scène émouvante, le chevalier des Poissons agenouillé devant Athéna qui avait à ses côtés, Sisyphe, son sauveur, mais la Déesse n'était pas comme à son habitude, elle semblait si fragile. Comment de si frêles épaules allaient elle pouvoir soutenir tout le poids de la guerre Sainte? Cependant j'avais entendu et lus de nombreuses histoires sur la Déesse, elle savait, quand il le fallait faire preuve d'autorité; après tout, elle était Déesse de la Guerre aussi bien que de la Sagesse, protectrice de la Terre, et des hommes.
Et pourtant à la regarder elle n'était encore qu'une enfant.
Ma masse était impressionnante devant ce spectacle, je fis quelques pas et regardai celui qui portait l'armure des Poissons, Albafica, il était rare de le voir en compagnie d'autres personnes, à croire qu'il avait du être le premier sur les lieux. Je lui adressai un regard et le saluai de la tête avant de diriger mon regard vers le chevalier du Sagittaire, Siysphe, celui qui avait ramené Athéna au Sanctuaire sur ordre du Pope lui même; c'était un chevalier droit et loyal avait qui il faisait bon de parler.

Mais l'atmosphère pesante du lieu était presque insupportable pour moi, le vent vint de nouveau jouer avec ma cape et mes cheveux alors que j'étais toujours debout face à Athéna et aux deux autres chevaliers, les bras croisés, il m'avait fallut quelques instant pour analyser la situation de toute ma hauteur et alors l'imposante masse que j'étais plia genou devant la glorieuse Déesse, un son sortit alors de ma bouche, venant briser la silence qui s'était de nouveau instauré...

"Sainte Athéna, en cette période, aucun d'entre nous ne doute de vous. Je ne sais ce qui cause réellement le chagrin qui emplie votre cœur, mais croyez moi, nous sommes là pour vous et bien que chacun d'entre nous soit un homme avec ses qualités et ses défauts, nous nous regrouperons tous autour d'une seule et même bannière Athéna, la votre. Nous devons être fier et droit devant ceux qui veulent notre perte, car nous sommes ceux qui permettrons à nos enfants de voir un monde de paix. Ainsi, moi Aldébaran du Taureau serait là pour vous soutenir dans chacune de vos actions, ma Déesse."

Ma voix était claire et grave, le son aurait pu faire trembler une montagne et mon rire, que je n'avais pas exprimé ici avait pour légende de faire décrocher les tableaux des murs. Mais ma franchise avait été l'atout de mes propos, je n'avais pas pour habitude me mâcher mes mots, ni même ce que je pensais, après tout à quoi servait il de dissimuler quoique se soit à qui que se soit? Ma voix résonna quelque peu au sommet du Sanctuaire et laissa de nouveau place au silence afin que quelqu'un d'autre puisse prendre ma place.

J'avais ôté mon masque et je le tenais de mon bras gauche, reposé sur le genou du même côté de mon côté, celui de droite étant posé à Terre.

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"La Justice et l'honneur sont les deux choses essentielle pour un Saint, après tout peu importe votre force, si votre cause est juste, alors elle suffira"
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Athéna
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Sam 21 Mar - 1:42

La poésie que laissait éclater la lune sous son halo d’argent n’avait pas suffit à sécher ses larmes. L’intensité de son cauchemar fut telle que le feu semblait encore lécher sa peau fragile. Elle était là, confrontée à son devoir et maintenant le doute et la peur enserraient sa gorge comme pour tarir son souffle. Comment mener une guerre lorsque l’on n’a encore jamais effleuré la moindre bataille… Au pied de la statue de celle qu’elle portait en son sein, elle se sentait si petite, si misérable ; avait-elle réellement mérité cet honneur ? Ou bien cette épreuve était-elle une punition pour la faiblesse dont elle avait toujours fait preuve… Plus les secondes s’égrainaient et plus l’espoir se dérobait sous ses pas. Alors qu’elle s’asseyait sur un banc de pierre aux sculptures munificentes, plus aucun reflet lunaire ne pouvait la bercer, plus aucune étoile lui conter de songes, plus aucune brise la ranimer.

Mais dans ces heures si sombres un brin d’espérance se laissa démasquer par l’ombre d’une caryatide marbrée… Albafika, le Chevalier d’or des Poissons venait se divertir au bon gré d’une nuit chaude et fut-il attiré par un cosmos éploré ? Elle avait oublié dans sa tristesse, qu’elle n’était point seule ici, au Sanctuaire athénien. Le Chevalier s’agenouilla devant elle en lui présentant ses respects et dans sa confusion elle ne sut d’abord quoi répondre. Mais de temps pour cela elle n’eut guère car un autre cosmos fendit la nuit. Elle le reconnu sans le moindre mal… Sisyphe… Celui là même qui sauva sa vie dès leur première rencontre et s’excusa d’un retard sur lequel elle n’avait posé aucune explication. Dans son oublieuse rêverie elle ne fit pas attention à son minois pâle encore glissé dans le chagrin de quelques larmes et Ciel ! Lorsqu’elle s’en rendit-compte, les essuya du bout des doigts, honteuse de faire une si peu glorieuse démonstration à ceux qui lui témoignaient tant d’attention.

« Je… Restez… »

Un rictus douçâtre sous les traits innocents qu’elle adressa à Albafika avant que le Sagittaire ne s’agenouille à son tour près d’elle, lui témoignant un tendre réconfort. Des mots si doux et si dévoués l’émurent à nouveau. Une confiance inébranlable les animait, mais par quelle magie ? Ils regardaient vers elle en attendant de voir une Déesse et Sasha craignait tant de ne jamais parvenir à en être digne. Il n’était pour elle nul besoin de répondre car déjà un léger sourire fendait ses lèvres délicates, la simple présence des Chevaliers embaumant son cœur. Mais c’était loin d’être encore terminé car Rasgado fit à son tour son apparition. C’était un homme impressionnant qui semblait pouvoir faire de l’ombre à tout de qui émettait une lumière profondément intense mais de lui émanait une bonté sans faille. Lorsqu’il s’agenouilla à son tour devant elle, la Bambine se sentit à la fois comblée par tant d’obligeance et rassurée.

« Merci… Mais relevez-vous je vous en pris… Pardonnez-moi pour mon attitude si peu noble… Et égoïste… »

Elle se leva à son tour, les volutes liliales de sa robe blanche jouant dans les humeurs venteuses de ce doux Zéphyr.

« Vous êtes tous si forts… et si confiants… J’aimerais avoir ne serait-ce qu’une fraction de votre courage. »

Ces hommes en armure pouvaient fendre le ciel et réaliser quels autres miracles ? Sasha avait beau se sentir bien près d’eux, l’appréhension ne voulait plus la quitter, comme un parasite qui s’accroche à son porteur avec ténacité. Et depuis ce jour où Sisyphe avait terrassé le Spectre qui en avait voulu à sa vie, le Chevalier était devenu le Héro qui, une fois sur son piédestal, ne pourrait plus jamais en redescendre.
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Ex-Libra no Dohko
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Sam 28 Mar - 11:26

La lune d'argent dispersait ses rayons sur la terre sacrée, amenant calme et réconfort, comme si la Déesse Artémis portait son soutien à sa soeur. Les chevaliers présents a Sanctuaire étaient nombreux, une guerre, qui serait rude, se préparait dans l'ombre. L'ennemi le plus puissant de tous revenait peu à peu et ses démons commençait à causer des tourments au quatre coins du monde.
Le jeune chinois était de retour au Sanctuaire après une mission dans sa région natale. Malheureusement, il avait fait chou blanc, ne ramenant aucune information. Le pays du matin calme n'avait visiblement aucun rapport avec l'ennemi. Son armure dorée reflétait avec superbe les doux rayons lunaire alors qu'il se rendait auprès de l'autorité suprême de cette terre sacrée.

Il traversa rapidement le village de Rodorio. Lui qui était si animé le jour semblait désert à une heure si avancée. A l'inverse de certains de ses comparses qui aimaient venir voir les habitants de ce village, Dohko n'y mettait les pieds que très rarement. Bien sur, cela ne venait pas d'un désintérêt mais son éducation très solitaire dans les montages chinoises l'avait tenu éloigné du Sanctuaire pendant de longues années. Il disposait donc de bien moins d'attaches au cœur même de la ville du Sanctuaire.
Continuant son chemin, il traversa les camps d'entraînement. Des jeunes gens, dont la motivation à devenir un jour des Saints étaient sans limite, s'entraînaient toujours. Dohko ne put contenir un léger sourire. Il leur ressemblait tant. Les souvenirs de ses nombreuses années passées en tant qu'apprenti lui revinrent rapidement à l'esprit. Lui aussi avait connu le doute, celui de ne pas être un élu de la Déesse.

Athéna... sa cosmo-énergie rayonnait au sein de l'ensemble du Sanctuaire. Chacun y trouvait une source de chaleur, de réconfort. De toute sa jeune existence, le Saint de la Balance n'avait jamais ressenti pareil cosmos. Il pouvait mesurer toute la différence entre un homme et un Dieu. Ce sentiment guida ses pas qui se firent plus rapide. Désormais il ne songeait plus qu'à rejoindre au plus vite celle à qui il avait juré fidélité.
La traversée des Temples fut rapide. L'ultime d'entre eux fut bientôt devant le jeune tigre. La Palais de la Déesse n'avait rien de commun avec ceux dans lesquels les Saints d'Or vivait. Un esprit bien plus ancien et puissant semblait y vivre. Il fut, lors de la création du Sanctuaire, le point de départ de l'ordre chevaleresque. Tant d'évènements s'y était produit.

Enfin il se retrouva face à elle. Athéna... le jeune âge de son corps ne nuisait aucunement à sa stature. Un halo lumineux semblait l'entourer et toucher de sa grâce ceux qui avait la chance de lui faire face. La jeune enfant d'autrefois avait grandi, et la Déesse prenait en elle de plus en plus de place. Telle était la force d'Athéna, ne pas changer son hôte, juste lui insuffler sa grandeur. Tout cela lui permettait de conserver une part d'humanité très forte. Le doute, les excuses, tout lui était connu et ne la rendait que plus forte.
D'un pas lent, Dohko s'approcha de la maîtresse des lieux, mais aussi de son existence. Lorsqu'il fut assez proche, il s'agenouilla avec révérence. Son regard se posa sur le sol, au pied de sa Déesse, marquant par ce geste si simple sa totale soumission.


Je vous salue ma Déesse.
Je rentre du grand royaume de Chine, et rien là bas ne laisse penser à une activité spectrale.



Mais l'ouïe fine du Saint lui avait permis d'entendre les doute émis par la jeune femme. A nouveau cette humanité si forte ressurgissait. Une Déesse à l'échelle humaine, voilà la meilleure façon de décrire Athéna.


Notre courage n'est que le reflet de l'inspiration que vous nous offrez ô Athéna.


La voix du Saint de la Balance transpirait d'émotion et d'affection envers sa Déesse. Il n'avait encore osé la regarder, parfait dévot d'Athéna comme le lui avait appris son éducation.
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Athéna
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Lun 30 Mar - 11:17

La nuit pouvait être source d'enchantement. La lune pleine qui trônait sur une toile d'un bleu nuit qui s'étendait à l'infini, les étoiles, veilleuses des anges, allumées comme un phare éternel qui disait « n'ai crainte de l'épaisseur de la nuit car nous seront toujours présentes ». Tant de beauté laissait coi car aucun mot ne savait les définir.
Au mépris d'un souvenir cuisant que lui laissa un songe tortueux, le simple jeu de Zéphyr dans ses cheveux parme sous ce théâtre mirifique la laissa frissonnante et contemplative.
Ce surprenant changement d'état, ce revirement complet d'émotion était dû au réconfort que lui avaient apporter ses Chevaliers. Leur simple présence avait suffit à faire fuir le spectre de ses tourments. Pendant de longues minutes ils la rassurèrent, la bercèrent de leur amour et il était effarant de constater que leur sourire avait empli l'âme oscillante de leur Déesse, la nimbant d'une force et d'une assurance qui lui faisait comprendre qu'aucun mauvais rêve ne saurait les affaiblir.

Non, elle n'était pas faible, elle était forte et dès lors grâce à eux, elle en était persuadée.

Malgré les prières des Saints d'Or, elle refusa de retourner se coucher immédiatement. Comprenant alors qu'elle voulait sans doute rester un peu seule sous le manteau frais d'une nuit étoilée, ils s'en retournèrent à leur poste respectif, protégeant la Maison de leur Sanctuaire avant la veille de leur départ.

S'étant levée depuis plusieurs minutes déjà, elle arpentait les alentours de la Statue à son effigie, levant le nez, entre ouvrant ses lèvres, les yeux grands ouverts devant la hauteur de cette glorieuse représentation... C'était si beau... La profonde dévotion qui avait poussé les homme à construire un tel monument ne pouvaient n'avoir été fait que par amour... Elle s'en sentit à son tour grandit, choyée par l'attention qu'on lui portait à travers les âges et les tourments.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas arriver le Chevalier de la Balance et lorsqu'enfin elle s'en rendit compte, elle tressauta de surprise, confuse qu'on la surprenne dans un tel instant de contemplation, les plis de sa robe blanche s'ourlant comme l'eau ondoie sous la caresse improbable de la brise.

Une main poser sur le haut de sa poitrine, elle eut pour lui un tendre regard, visiblement heureuse de le revoir.

« Bonjour Dokhô. »

Elle écouta son bref rapport sur son retour de Chine, avant qu'il n'ajoute quelques mots... Si attentionnés. Un doux sourire redessina ses lèvres fines alors qu'elle approcha de lui, posant une main légère sur son épaule.

« Relève toi je t'en pris... Je suis heureuse de te revoir. Comment vas-tu? »

Elle n'évoqua en rien l'absence Spectrale de son pays d'origine, préférant de loin parler un peu avec celui qu'elle n'avait pas vu depuis trop longtemps à son goût.
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Ex-Libra no Dohko
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Jeu 2 Avr - 14:01

La lune dominait les cieux grecs, distillant avec bienveillance ses pales rayons sur l'architecture bien particulière du peuple hellène. Le Sanctuaire d'Athéna semblait sorti d'une autre époque, et rien ni personne n'avait eu d'influence sur son mode de vie. Les habitants de l'île poursuivait une existence proche de leurs ancêtres, bien loin de la technologie. La dévotion envers la Déesse de la Guerre, la protection et le respect de la cosmo-énergie était leurs repères intemporels.

Surplombant l'ilot, un Temple renvoyait à tous la bienveillance naturelle de la Maîtresse des lieux. En son centre trônait son effigie sous forme d'une statue immense. C'est en ce lieu que la rencontre eut lieu. Il avait déjà eu l'honneur de lui faire face, mais chacun de ses instants privilégiés représentait tant pour lui. Un genou posé sur les dalles marbrées, le Chevalier de la Balance imprimait plus que son respect envers celle qu'il avait juré de protéger au delà même de sa vie, il lui montrait sa totale appartenance.
Se trouver face à Athéna représentait plus qu'un honneur, il s'agissait d'un instant de félicité, revigorant le cœur d'un homme pour lui permettre, à nouveau, de ressentir la paix. Le jeune Dohko découvrait le bénéfice de l'aura de la Déesse. Il venait de la surprendre mais pourtant, dans l'intégralité de ses gestes, seule la bienveillance dominait. Les mouvements de sa robe blanche aurait émerveillé les plus grands compositeurs de balais tant l'ensemble des gestes d'Athéna se fondait dans la grâce.

La jeune fille aux yeux pers brisa alors cet instant, et son silence après que le Saint ne se soit présenté et n'ait présenté les résultats de sa mission. De sa douceur légendaire elle l'invita à se relever. Le Chevalier représentant la Justice s'accomplit avec honneur de cette tâche. Il savait que les marques de déférences étaient importantes dans la chevalerie, mais les quelques entrevues auprès d'Athéna lui avait montré qu'elle possédait un grand respect pour eux et n'appréciait que modérément qu'il marque leur soumission. Telle était la différence entre la Déesse et ses pairs Olympiens, le respect et l'amour de ceux qui la protégeaient.
Et cette affection particulière, elle la démontra encore en s'inquiétant de son interlocuteur, laissant de côté les résultats de sa mission. Dohko, se tenant fièrement debout, ne pouvait détacher son regard des plis ondulés de la robe qui semblait danser sous la légère brise, son regard n'osant encore croisé celui de la Déesse. Le poids de l'éducation était encore trop lourd pour oser se permettre un tel honneur.


C'est toujours un honneur et une joie que de vous rencontrer chère Athéna. Un seul de ces instants me permettra toujours d'oublier les ombres qui rodent.


Dohko savait qu'il était inutile de mentir. Le ton de sa voix était d'une clarté incroyable. La Déesse avait semblé véritablement heureuse de le voir, ce qui réchauffait son âme. Toujours gêné de telles marques d'affection de la part de celle pour qui il donnerait, sans une once d'hésitation, son regard s'éleva, semblant se perdre à l'horizon.


Et vous Déesse ? Votre vie au Sanctuaire se déroule t'elle sous les meilleures auspices ?
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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Sam 18 Avr - 23:12

Sisyphe restait toujours agenouillé près d’elle, englobé par son cosmos si doux, si pur, si chaleureux…Grâce à la présence de ses chevaliers sacrés, la jeune fille qui se sentait vacillante auparavant regagna énergie et confiance. Il esquissa un sourire puis se releva conformément aux souhaits de sa déesse… à l’apparence et aux sentiments si humains. Athéna était la seule divinité qui restait proche de ses guerriers, on pouvait même dire qu’elle était en osmose avec eux. Et chaque perte, chaque brave combattant qui mourrait au combat pour la survie de la terre n’infligeait que souffrance dans son cœur. Nombreux sont ses homologues qui ne la comprenaient pas, qui considéraient leur garde personnelle comme remplaçable tel un jouet cassé. Elle était différente et pour les dieux comme pour les hommes la différence éloigne, prend la forme d’un rejet. Dans son cas elle est perçue par les dieux comme une faiblesse, un talon d’Achille. C’est certainement une des raisons qui pousse les olympiens à vouloir lui voler ses terres et tuer ses précieux humains. Mais jamais les saints, ses protecteurs ne permettront qu’un être si supérieur soit-il fasse du mal à celle qu’ils chérissent depuis les temps mythologique, au seul rempart contre les « forces du mal » qui ne souhaitent que l’anéantissement de toute forme de vie connue. Le plus sadique de ces diables se nommait Hadès, sombre monarque, ennemi juré d’Athéna. Il ne venait que rarement sur les champs de batailles, préférant se terrer dans son château ou sur son trône au plus profond de ce monde obscur tapissé par la torture infligée aux âmes séparées de leur corps. Inondé par ces cris qui rempliraient d’effroi le plus fort des hommes. Les spectres qui y vivaient ne pouvaient porter ce titre d’humain, ce n’était qu’une armée immortelle se limitant à obéir aveuglément à leur chef suprême et à sa représentante. La couleur ténébreuse de leur surplis n’avait d’égal que la froideur de leur cœur...

Dôko était apparu à son tour, montrant à l’instar de ses compagnons tout le respect qu’il éprouvait pour la petite Sasha. Les Paladins à la toison dorée étaient maintenant quatre auprès de leur déesse, ils la réchauffaient de leur cosmos et l’encourageaient à poursuivre la lutte. Les autres chevaliers la galvanisaient de leur temple ou des baraquements. Qu’ils soient d’or, d’argent, de bronze, apprentis ou simples gardes, tous étaient réunis par leur cosmo-énergie et le souhait d’un avenir radieux pour la terre qu’ils garantiraient au moins pour quelques centaines d’années.

Soudain le Sagittaire se raidit, plusieurs énergies spectrales étaient apparues non loin du sanctuaire, plus précisément au village de Rodorio….peuplé non seulement d’hommes mais aussi de femmes et d’enfants…

"Athéna, l’armée du seigneur Hadès nous attaque. Et pas n’importe quels spectres, je ressens au moins deux auras puissantes, peut-être des Juges…Au village un peu plus bas…Celui que tu chéris tant Albafika. Nous devons agir immédiatement et protéger ce qui peut encore l’être...
Ma déesse, envoyez au moins un chevalier d’or pour rétablir la situation…J’irais même jusqu’à en préconiser deux vu la menace".


Lors de situations alarmantes, Sisyphe savait garder son calme et analyser la situation, ce qui faisait de l’ainé des chevaliers d’or le plus sage et certainement le plus à même de succéder au Grand Pope, le représentant d’Athéna et le chef de toute la chevalerie en l’absence de la divinité sur terre.

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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Dim 19 Avr - 12:42

> Chapitre 1 - Eveil
Chapitre 2 - Les Ombres

Un tintement de cloche résonna aux abords du dernier temple. Les multiples cosmos qui s'y bousculaient purent entendre des pas s'approcher puis un étrange mantra se mêler à l'air pour former une mélodie lointaine. Soudain, une silhouette longiligne apparut. Elle se présenta dans une robe faîte de jeux d'ombres. De cet être, il ne se dégageait rien ; pas même la moindre once de cosmo énergie. Toutefois, au détour d'une colonne, la robe fana et une lumière vive se répandit sur la scène avant de décroître à mesure que les pas se rapprochaient du groupuscule. Asmita, le chevalier d'or du signe de la Vierge, venait de faire son entrée.

Sa longue chevelure d'un blond éclatant continua de se ballotter bien après qu'il se soit arrêté aux abords du groupe essentiellement composé de chevaliers d'or. Parmi eux, Asmita put clairement identifier celui du signe de la Balance à la complémentarité de ses deux signes, celui du tigre et du dragon. Du Taureau, à sa très ancienne constellation protectrice et à son aura pesante. Enfin, celui du Sagittaire, à sa position dans le ciel ; Arcifère ( son second nom ) dont la position informe toujours sur le déplacement des planètes et sur la voie à suivre pour tous ceux qui présagent l'avenir en observant la voûte céleste.

Depuis le plan cosmique, le seul qu'il pouvait " voir ", Asmita associait les chevaliers d'or à des flammes ; une pour chacun d'entre eux. Tournoyant autour de lui, il comptait trois flammes en cet instant. Deux autres tenaient la distance dans ce qui devait être la maison des Poissons à en juger la nature de la courbe elliptique sur laquelle elles reposaient. Il demeurait toutefois deux anomalies, si on put les nommer ainsi. La première, était une lueur incroyablement brillante, voir éblouissante, que toutes les autres flammes étaient incapables de surpasser. Celle-ci se tenait proche de lui. A en ressentir la chaleur de son cosmos sur son visage, Asmita associa cette douceur à la réincarnation d'Athéna. La seconde anomalie, plus intrigante, lui apparut sous la forme de deux ombres au frontière du plan cosmique qu'il avait établit ; soit un périmètre qui s'étendait du Sanctuaire à ses alentours.

Que ce soit sur terre comme dans l'espace, une ombre était toujours synonyme de mauvais présage.
    « Athéna, l’armée du seigneur Hadès nous attaque. Et pas n’importe quels spectres, je ressens au moins deux auras puissantes, peut-être des Juges…Au village un peu plus bas…Celui que tu chéris tant Albafika. Nous devons agir immédiatement et protéger ce qui peut encore l’être... Ma déesse, envoyez au moins un chevalier d’or pour rétablir la situation…J’irais même jusqu’à en préconiser deux vu la menace »
Sisyphe avait parlé non sans omettre certains détails. Notamment celui qui voulait que les Spectres fussent dotés d'une si grande fourberie que quelle que soit leur action, celle-ci avait toujours un objectif des plus officieux.
    « La vigilance suit le sentier de l'immortalité. La négligence celui de la mort. Ceux qui sont vigilants ne meurent pas. Ceux qui sont négligents sont déjà morts ... »
La voix mielleuse d'Asmita s'éveilla depuis les profondeurs du temps. Les paupières toujours closes, il marqua une lente révérence à l'intention d'Athéna avant de reprendre une posture parfaitement normale.
    « Garde-toi d'être négligent noble Sagittaire car les sbires de l'Enfer ont bien des manières de tromper notre vigilance. Agissons avec la plus grande prudence. »
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Arc du Sanctuaire - Post 4

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MessageSujet: Re: ~Si vis pacem, para bellum~   Ven 24 Avr - 10:17

[HJ : dzl pour le retard éè il n'est pas nécéssaire de répondre, vous pouvez directement aller où vous devez]

Toutes les vanités demeuraient d'anodines fadaises dans l'attique Sanctuaire. Le mal, la douleur, la vilénie... Tout cela n'avait plus de sens dans cette arche d'abnégation et ici chacun vivait en harmonie avec la terre qui le portait. Bercé par les effluves amoureuse d'une Déesse aussi redoutable que miséricordieuse, chaque âme respirait la sérénité... Merveilleuse union de la vie et de son fruit, les Hommes. Là où les autres voyaient l'amour comme une anémie, Athéna la ressentait comme une force, une raison de vivre... C'était l'Origine de la vie et sans cela nous n'étions que des coquilles vides sans dessein. La vie ne valait d'être vécue que si nous avions d'autres êtres pour nous faire ressentir des émotions, qu'elles soient agréables ou moins...

L'Apsara observa les Chevaliers devant elle. Ils n'étaient que des Hommes... Et l'Homme a dans le cœur autant de fiel que de bienveillance... Il suffisait seulement de leur donner la chance d'offrir le meilleur d'eux-même et voilà ce qu'ils pouvaient devenir... De véritables héros au cœur pur, animés seulement par la rage de vaincre à travers un seul maître mot : l'amour. Celui d'Athéna, celui de la vie et de leur congénères... La Déesse ne pensait pas les rendre meilleur qu'ils n'étaient déjà. Elle n'avait que coordonné leur courage pour en faire des guerriers se battant avec précision contre le véritable mal qui rongeait ce monde.

Un sourire étira ses lippes délicates aux mots de Dokhô. Les douceurs et attentions de ses idolâtres étaient pour elle un enchantement que chaque soupirs rendait unique. Soient-ils bénis...

Mais alors qu'elle s'en allait répondre, sa gorge étouffa les mots qui voulurent s'en extirper et ses yeux tressaillirent. Son cœur se serra en une sensation désagréable et l'énergie qui l'entoura sembla s'agiter. Ses doigts graciles se posèrent sur sa tempe... Toutes ces sensations étaient nouvelles pour elle et parfois si puissantes que c'en était difficilement gérable mais elle inspira et avant qu'elle n'eut pu dire quoi que ce soit, Sisyphe traduisit son émotion à voix haute.
Des Spectres étaient parmi nous... Et pas des moindres... Athéna laissa ses paupières recouvrir ses prunelles.

Eaque... Kagaho...

Elle connaissait le nom de ses pauvres âmes maudites. A présent, l'inquiétude la saisissait. Non pour elle, mais pour les gens de Rodorio. Leurs actions étaient rarement constituées de marques d'affection.

Protéger.
Il fallait protéger la population au plus vite.

L'apparition du Chevalier de la Vierge, nimbé de sa lumière fit dévoiler ses yeux à la jeune fille. Les pas d'Asmita étaient si éthérés qu'il semblait ondoyer, enrubanné d'un cosmos presque divin. Sa présence avait le don de rasséréner le psyché le plus torturé et Sasha, dans le même élan qu'Athéna, émit un doux sourire.

« Asmita a raison. »

Que répliqua la Nappée dont une brise léger emporta la chevelure parme, ses perles diaphanes s'animant de limpidité.

« Sisyphe, Albafika... Rendez-vous à Rodorio et barrez leur la route. Je doute qu'ils soient venu en amis. Cela dit, n'attaquez que s'ils ne vous laissent pas le choix. »

Un bref battement marqua la pause de sa voix doucereuse.

« Rasgado, Dokhô, Asmita... Retournez dans vos temples respectifs. Ne baissons pas notre garde. »

Ainsi cela était dit. La Demoiselle regarda ses acolytes s'exécuter avec prestesse, chacun retournant à son poste comme elle venait de l'édicter.

Que venaient ils donc faire ici... Semer appréhension ? Portaient-ils donc un message ? Ou bien avaient-ils autre chose en tête... Quoi qu'il en soit, ils seraient reçus comme il se devait. Sasha eut un léger sourire, emprunt de tendresse mais aussi d'anxiété. Callista s'en était allée à leur rencontre. Athéna veillerait sur elle le temps que ses Chevaliers arrivent lui porter main forte.

« Soyez tous prudents. » Pensa-t-elle en croisant ses mains contre sa poitrine.
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~Si vis pacem, para bellum~

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